Je ne la regarde jamais mais là, c'était vraiment l'occasion ! Soirée télé chez les Chalamet. Au programme : reportage sur le cholesterol, un des sujets récurrents de ce blog ! J'en parle souvent car je considère que cela cache un sandale à deux niveaux:
1) depuis les années 70, on a fait injustement peur aux gens avec le cholestérol, et par amalgame avec le gras. Cela a largement participé à faire augmenter la part de glucides déjà trop élevée de notre alimentation. Globalement, les gens ont plus peur d'une cuillère d'huile d'olive que d'un plat de pâtes, d'une peau de poulet que d'un morceau de pain, d'un avocat que d'un bol de riz ou d'un jaune d'oeuf que d'une tranche de jambon (qui contient quasiment systématiquement du sucre). C'est un problème. Le gras rassasie, est essentiel et c'est bon !
2) surfant sur cette vague, les laboratoires vendent à plus de 6 millions de français chaque année des médicaments anti-cholestérol pour un coût annuel supérieur à 1 milliard pour la sécu. Si ce n'était que cela... Ces médicaments sont inutiles et toxiques.
Donc mardi soir c'était cela le sujet: un reportage puis un débat sur le cholestérol. Sacré enjeu pour les laboratoires! Les statines sont leurs médicaments phares.
Le reportage n'était pas si mal. Le "débat" était par contre pathétique mais savamment orchestré pour que le français qui ne connait pas le sujet ne s'en rende pas compte.
Les laboratoires? ont refusé de venir débattre.
Les experts de la thèse "statines = inutiles et toxiques"? ont souhaité venir mais n'ont pas été invités.
Le champ était donc libre pour que deux professeurs charismatiques rassurent et fassent retomber une à une les questions soulevées par le reportage. Ils n'ont pas hésité d'ailleurs à dire des choses totalement fausses, à parler d'études qui n'existent pas ou à tordre les résultats de certaines.
Mon père a pris des statines. Les études montrent qu'elles augmentent le risque de cancer (plus que le tabac). Je ne saurais jamais si la prise de statines a eu un lien ou non avec son cancer puis finalement son décès. Ce qui est certain c'est qu'on lui a prescrit cela sans l'avertir que la communauté scientifique internationale est de plus en plus partagée sur le sujet. Il aurait été pourtant assez grand pour se faire sa propre opinion! Faites vous la votre avant de vous stresser ou vous soigner à cause du cholestérol!
A lire/voir sur le sujet :
"l'horrible vérité" de Michel de Lorgeril
The big fat surprise
dimanche 11 octobre 2015
dimanche 20 septembre 2015
Café, thé, vin
Café, thé, vin : c'est bon ou c'est pas bon pour la santé?
Le café et le thé jaunissent les dents mais ils renferment des antioxydants. L'alcool contient beaucoup de sucre mais il serait bon pour le coeur et pour le transit. Je ne cite que quelques exemples. En réalité il y a beaucoup d'autres + et - pour chacun.
J'aurais presque envie de dire à "consommer avec modération" mais c'est la phrase qui m'exaspère le plus dans le domaine de la nutrition. On entend tellement tout et son contraire que trouver la norme et la modération ne va pas de soit.
Voici ce qui me semble approprié par rapport à tout ce que j'ai pu lire et en tous cas ce que je retiens pour moi-même:
café, thé -> 2 par jour max, plutôt du thé vert
vin -> 2 verres par jour pour les hommes et un pour les femmes, plutôt du rouge
Et la règle demeure quelque soit les produits : qualité, qualité, qualité. Personnellement, je ne sais pas si je peux utiliser le terme "thé" pour le lipton de supermarché ou pour ce qui sort de la machine au bureau.
Et comme le suggère le dessin, un petit break de temps en temps pour se prouver qu'on n'est pas addict, c'est important. Si en arrêtant on ressent un manque : alerte.
Energie
Avant je croyais que mon énergie me venait des féculents. Normal puisque c'est ce que l'on nous met dans la tête depuis tout petit. Et qui ne sait pas qu'avant de faire du sport, le mieux est une bonne assiette de pâtes?
On peut débattre des heures, lire des articles qui disent tout et son contraire, polémiquer ad vitam. J'ai choisi de tester. Et ce que je constate est évidemment évident, j'utilise volontairement le pléonasme : j'ai bien plus d'énergie aujourd'hui qu'avant. Mais quand je dis bien plus c'est bien bien bien plus. Je saute de mon lit à 6h du mat, je cours à gauche à droite entre mon travail et mes enfants, et le soir je déborde encore d'énergie. Je me couche parce qu'il est l'heure avec l'impression que jamais je ne parviendrais à m'endormir : pourtant je m'endors dans la minute jusqu'au lendemain matin. Et je ne vous parle même pas de ma capacité de concentration au boulot. Honnêtement, je carbure bien plus qu'avant !
Cela je l'expérimente à chaque fois que je mange très peu sucré. Le moindre écart perturbe mon énergie. Etonnant. Très étonnant.
Est-ce moi? Est-ce tout le monde? Je ne sais pas. Mais en me documentant je découvre de nombreuses communautés ci et là de gens qui témoignent des mêmes choses. Ma dernière trouvaille c'est le "whole30"*. Deux nutritionnistes ont mis au point cette méthode que je ne trouve pas bête. On se prend 30 jours pour expérimenter. On enlève le sucre, les féculents, les légumineuses, le soja, les cacahuètes, le lait : tout ce qui peut impacter notre équilibre hormonal, notre énergie, tout ce qui est inflammatoire. Du coup on mange plein de légumes, de fruits, de viandes, de poissons, d'oeufs et de bon gras (huile olive, avocat, noix, etc.).
Les résultats sont tout aussi étonnant que chez moi. Des personnes insomniaques retrouvent le sommeil, des déprimés arrêtent les anti-dépresseurs, des paresseux retrouvent l'envie de sortir et se dépenser, tout le monde perd du poids, les fringales et les faims disparaissent, les problèmes de peau diminuent, les sinus se débouchent, l'hyper tension diminue, les diabétiques diminuent les injections d'insuline, etc. Et je ne parle pas ici de 100 personnes mais de milliers et milliers de personnes qui ressortent transformés de cette expérience.
Et pendant ce temps en France, le gouvernement charge le CEDUS (organisme de promotion du sucre financé par les industriels) de préparer des plaquettes à destination des instituteurs pour rabâcher l'importance de manger des féculents, du lait, des féculents, du lait, des féculents, du lait. Jusqu'à quand?
* j'en suis au jour 8 du whole30. Mais ce n'est pas très difficile car dans mon quotidien je mange déjà souvent comme ça. Si quelqu'un est intéressé, faites moi signe. La documentation est en anglais alors ça peut être contraignant.
On peut débattre des heures, lire des articles qui disent tout et son contraire, polémiquer ad vitam. J'ai choisi de tester. Et ce que je constate est évidemment évident, j'utilise volontairement le pléonasme : j'ai bien plus d'énergie aujourd'hui qu'avant. Mais quand je dis bien plus c'est bien bien bien plus. Je saute de mon lit à 6h du mat, je cours à gauche à droite entre mon travail et mes enfants, et le soir je déborde encore d'énergie. Je me couche parce qu'il est l'heure avec l'impression que jamais je ne parviendrais à m'endormir : pourtant je m'endors dans la minute jusqu'au lendemain matin. Et je ne vous parle même pas de ma capacité de concentration au boulot. Honnêtement, je carbure bien plus qu'avant !
Cela je l'expérimente à chaque fois que je mange très peu sucré. Le moindre écart perturbe mon énergie. Etonnant. Très étonnant.
Est-ce moi? Est-ce tout le monde? Je ne sais pas. Mais en me documentant je découvre de nombreuses communautés ci et là de gens qui témoignent des mêmes choses. Ma dernière trouvaille c'est le "whole30"*. Deux nutritionnistes ont mis au point cette méthode que je ne trouve pas bête. On se prend 30 jours pour expérimenter. On enlève le sucre, les féculents, les légumineuses, le soja, les cacahuètes, le lait : tout ce qui peut impacter notre équilibre hormonal, notre énergie, tout ce qui est inflammatoire. Du coup on mange plein de légumes, de fruits, de viandes, de poissons, d'oeufs et de bon gras (huile olive, avocat, noix, etc.).
Les résultats sont tout aussi étonnant que chez moi. Des personnes insomniaques retrouvent le sommeil, des déprimés arrêtent les anti-dépresseurs, des paresseux retrouvent l'envie de sortir et se dépenser, tout le monde perd du poids, les fringales et les faims disparaissent, les problèmes de peau diminuent, les sinus se débouchent, l'hyper tension diminue, les diabétiques diminuent les injections d'insuline, etc. Et je ne parle pas ici de 100 personnes mais de milliers et milliers de personnes qui ressortent transformés de cette expérience.
Et pendant ce temps en France, le gouvernement charge le CEDUS (organisme de promotion du sucre financé par les industriels) de préparer des plaquettes à destination des instituteurs pour rabâcher l'importance de manger des féculents, du lait, des féculents, du lait, des féculents, du lait. Jusqu'à quand?
* j'en suis au jour 8 du whole30. Mais ce n'est pas très difficile car dans mon quotidien je mange déjà souvent comme ça. Si quelqu'un est intéressé, faites moi signe. La documentation est en anglais alors ça peut être contraignant.
mercredi 12 août 2015
Croissant au beurre
"Un croissant au beurre? Jamais! déjà que le croissant c'est gras, je fais attention quand même, je prends le normal". Ce raisonnement je l'ai entendu plus d'une fois.
Et pourtant :
1- les croissants qui ne sont pas au beurre sont à la margarine, produit encore moins recommandable. Certaines sont obtenues par des procédés industriels qui permettent de faire passer les graisses d'un état liquide à solide pour faciliter leur utilisation, leur transport, leur stockage, etc. Ce sont les fameux acides trans. qui ont si mauvaise presse. Au final, un produit bien transformé.
2- le croissant au beurre contient certes du beurre mais son problème principal est plutôt sa haute teneur en glucide! Entre farine et sucre, on peut être certain que notre glycémie va jouer aux montagnes russes.
C'est d'ailleurs une excellente façon de tester la boulangerie du quartier. Demandez si les croissants sont au beurre et si on vous répond non sans une légère vexation "bien sûr nous faisons absolument tout au beurre" alors c'est bon signe. Si on vous répond "attendez je vais me renseigner": Fuyez !
Alors croissant = très exceptionnel et TOUJOURS au beurre
jeudi 6 août 2015
Brasil
Le Brésil se distingue des autres pays dans le domaine des conseils alimentaires. Ses 3 règles d'or publiées en 2014
1) Faites des aliments frais et des plats fraichement préparés la base de votre alimentation
2) Les graisses, sucre et sel sont utilisés avec modération
3) Limiter la consommation d'aliments prêts à consommer et éviter ceux qui sont ultra-transformés
Bravo les brésiliens. A ces 3 règles sont associés 10 conseils du même acabit. Les deux derniers sont mes chouchous:
- Lorsque vous mangez à l'extérieur, choisissez des restaurants qui servent des plats fraichement préparés. Evitez les chaînes de restauration rapide.
- Soyez critique vis-vis de la publicité pour les produits alimentaires.
Ce sont des conseils courageux, bien loin des recommandations françaises largement influencées par les lobbies... en même temps en France, en choisissant comme directeur du programme de nutrition un médecin qui siège à l'institut Candia, c'était prévisible. CQFD
Jeun
La question du jeun me titille depuis longtemps. Ce n'est pas un élan de diabolisation de la nourriture, de l'anorexie, ni même de l'orthorexie : j'aime manger, j'ai du plaisir à cuisiner, et je suis la première à m'émerveiller de toutes les bonnes choses dont notre terre regorge. Sur ce chapitre les choses ne sont pas prêtes de changer.
C'est plutôt qu'en 33 ans de vie sur cette terre j'ai appris une chose très importante : si je fais ce que Dieu me demande, je ne le regretterais jamais. Car le jeun est biblique et pourtant cette pratique s'est perdue dans les milieux chrétiens. Aujourd'hui les chercheurs commencent à parler des incroyables vertus de cette pratique pour la santé.
C'est plutôt qu'en 33 ans de vie sur cette terre j'ai appris une chose très importante : si je fais ce que Dieu me demande, je ne le regretterais jamais. Car le jeun est biblique et pourtant cette pratique s'est perdue dans les milieux chrétiens. Aujourd'hui les chercheurs commencent à parler des incroyables vertus de cette pratique pour la santé.
Tout semble avoir commencé en Russie au début du 20 ème siècle, avec un malade mental qui refusait de s'alimenter. Contrairement aux préconisations, son médecin décida de laisser faire l'instinct du malade qui guérit définitivement après 15 jours de sa maladie mentale. Fort de ce constat, le médecin se mit à faire jeûner tous ces patients et obtint un taux de guérison incroyable: amélioration pour 70% dans l'immédiat et améliorations qui persistaient pour 40% après 6 ans. Interpellé le gouvernement aurait lancé des études sur plusieurs milliers d'autres patients atteints de maladies diverses et variées (que nous considérons pour la plupart comme inguérissables) qui confirment ces résultats. Ces précieuses études dorment malheureusement en Russie et ne sont ni traduites ni disponibles pour nous.
Autre pays, autre constat mais pas moins intéressant : aux USA, un chercheur a administré des très fortes doses de chimiothérapies à des souris atteintes d'un cancer: les souris qui ont jeûné avant le traitement survivent tandis que les autres meurent.
D'autres ont étudié les manchots empereurs, jeuneur dans l'âme. On s'aperçoit que lorsqu'ils jeûnent, leur carburant n'est plus du tout les glucides, presque pas les protéines, et donc majoritairement les lipides. Si bien qu'ils peuvent jeûner sans danger aucun pendant une longue période.
Le peu de recherches disponibles semblent indiquer qu'un adulte moyen pourrait jeûner 40 jours sans danger. Exactement le temps de jeun de Jésus dans le désert, soit dit en passant... La faim dure trois jours environ, puis vient un jour ou deux difficiles où l'on vit une période d'acidose après laquelle le corps déploie d'exceptionnelles forces curatives.
Je n'en suis pas à me lancer dans un jeun de 40 jours. Mais je suis bien décidée à fouiller le sujet. Comme a si bien dit un médecin dans le très bon reportage "le jeûn, une nouvelle thérapie": si on avait trouvé un médicament qui amène à tant de résultats, les propositions de financement par les laboratoires pharmaceutiques pleuvraient. Le problème est que le jeun a ce terrible défaut de ne rien coûter aux patients et donc de ne rien rapporter.
A suivre...
A suivre...
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